samedi 5 juillet 2008

04/07/08

Lever 7h30. J’ai trop mal dormi. Trop chaud, la lumière qui s’allume toute seule à 4h… Je suis d’une humeur. Aujourd’hui nous allons à la factory dès le matin, comme ça, nous pourrons voir Annamalai directement sans l’attendre. Nous partons vers 8h30 et arrivons finalement à la factory vers 10h. Annamalai nous avait prévenu de venir avant 10h30 car après il part à la banque et envoie ses mails.

Donc tout devait être OK. Mais nous sommes en Inde. Annamalai n’est pas là et n’est pas passé ce matin. C’est quoi ce délire, il se moque de nous. Nous l’appelons, et il nous répond qu’il est à la banque et qui vient nous chercher. Alalala, c’est pas possible… Je ne sais pas si on y arrivera un jour.

En attendant, on discute avec les ouvriers puisqu’il n’y a plus d’électricité, donc plus de production. On leur demande leur nom et âge etc… Bien cool, les ouvriers, ils ont notre âge (19 à 23 ans). Ne sachant pas trop quoi faire, je prends des photos de la factory et tous les workers. Ils nous prennent en photo à leur tour et nous demandent ensuite s’ils pourront avoir la photo. Nous leur ferons ce plaisir sans problème. Cela a l’air de leur tenir à cœur donc ne les décevons pas. On leur fera un truc de bien.



Annamalai arrive à 11h30 et rien de spécial à signaler. On repart donc pour l’Old Bus Stand pour aller sur internet et déjeuner. Nous allons dans un nouveau Internet Coffee. Celui-ci est pas mal : connexion rapide mais mal équipé. C’est la mort avec la souris. Je check mes mails, toujours pas de fournisseurs mais une autre bonne surprise. Somu, l’indien que j’ai rencontré hier, m’a écrit un mail. Cool. Il m’envoie en plus des fichiers concernant la fabrication de briques, mais ce sont les méthodes pour briques en terre cuite. Mais quand même, sympa pour l’effort. Je lui écris en retour pour le remercier et en profite pour lui demander s’il ne connaîtrait pas par hasard des vendeurs de pigments dans le coin. On ne sait jamais, un coup de bol…Il a une meilleure connaissance que nous du pays et peut nous avoir des contacts. Développons notre réseau indien, ça peut toujours servir.

Nous allons ensuite déjeuner dans un petit restaurant qui ne paye pas de mine, toujours à la gare routière. Nous demandons des Uttapam, des sortes de pancakes qu’on mange avec de la sauce épicée. Super bon comme toujours et ça calle bien. On sort pour payer et là record battu voir pulvérisé…16 Rps pour deux. Nous lui laissons 20. On aura mangé aujourd’hui pour même pas 50 Cts €. La classe, on reviendra. En plus, la gérante était super conciliante et patiente, car elle ne comprenait pas tout ce que l’on voulait.

On rentre à la maison. Il est 15h et notre journée est déjà finie. On glande, on mate un film… Le rêve quoi !!! Non sérieusement, l’ennui nous reprend et l’envie de faire quelque chose de constructif en Inde nous attire. Mais quoi, on ne va pas révolutionner la factory. On est un peu blasés de ne rien faire. On se dit qu’on est en Inde et que l’on n’a pas grand-chose à faire. Vous voyez le paradoxe. On ne peut pas bouger car on doit être disponible à tout moment. On voudrait tellement faire mieux mais nos champs d’action sont limités tout pendant que l’on n’a pas les pigments. On vit avec le frein à main serré.

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