Aujourd’hui, nous nous levons du bon pied, bien motivés à faire une bonne journée. Nous espérons qu’Annamalai aura pensé à nous et aura au moins un contact à nous donner. Nous souhaiterions faire notre visite sur Salem en début de semaine pour partir vers Chennai le vendredi soir.
En route pour la factory. Arrivés là-bas, première déconvenue, Annamalai n’est pas là. Il est pourtant 10h45, il devrait être là pour voir si tout se passe bien et si tous les ouvriers sont présents. Ca sent l’attente à plein nez. Au bout d’une heure d’attente, on l’appelle. Il est à la banque. Ne m’en dit pas plus, me dit qu’il me rappelle dans dix minutes et me raccroche au nez.
Les dix minutes dure une bonne demi-heure. C’est comme avec les roupies, faut faire la conversion. On en rigole mais ce n’est pas bien drôle quand même. On l’appelle une seconde fois et là son téléphone est coupé. Ok, c’est cool !!! Qu’est ce qu’on fait ? On se décide à l’attendre pour être sûr de lui poser les questions et savoir l’avancement. A midi, les ouvriers arrêtent la production car il y a la coupure d’électricité quotidienne. Ils nous font voir un scorpion, qui était présent dans la réserve. Impressionnant, mais pas tant que ça.
13h30, ça fait trois heures qu’on attend en plein soleil. On en peut plus, on est sur les nerfs. On décide de s’en aller. Toutes les tentatives pour joindre Annamalai se sont conclues sur un échec. Téléphone coupé. On lui laisse un mot pour qu’il nous rappelle la plus tôt possible. Direction l’Internet Coffee. Pas de bonnes nouvelles. Personne ne nous a encore répondu. C’est parti pour la relance. Re-mailing. Seule bonne nouvelle au compteur. J’arrive à avoir ma sœur sur MSN pendant 30 minutes, ça fait du bien d’avoir un contact autre qu’e-mail. On discute de tout et rien, elle est en vacances la veinarde. On pourrait parfois penser que c’est la même chose pour nous, mais non, car sinon, on ferait plein d’autres choses avec Duchesse, genre se balader dans le pays, au lieu d’attendre des heures pour rien.
On retourne à Old Bus Stand pour manger. Dans le petit restaurant du coin, nous allons une nouvelle fois manger des Chapati, et non des Uttapam comme je l’avais cité la dernière fois. La gérante nous reconnait illico presto et nous amène direct ce que nous voulons manger. 10 minutes plus tard, l’affaire est bouclée, toujours pour 20 Rps. Quelques courses chez le vendeur à la coopérative agricole (ananas, pommes et melon) et retour à la maison.
Petite anecdote insolite. A un moment, sur le chemin du retour, le bus s’immobilise, coupe le contact. Cela dure 15 minutes. Mais la chose la plus surprenante, c’est que personne ne proteste. Il n’y a pas un bruit dans le bus. Les bus sont sûrs d’arriver, c’est l’essentiel. En France, plus d’un se serait énervé. Ici, les gens sont tellement relax, qu’ils n’ont pas d’heure, sont jamais pressés. Voir un indien courir est signe d’inquiétude grave pour le pays. Sérieusement, en deux semaines, on n’en a vu qu’un.
Bilan de la journée, on n’a pas avancé un mm. On s’est juste baladé et exposer au soleil. J’ai pris des bons coups de soleil sur les cuisses et le dessus des pieds. Ah si, on aura compris que donner rendez-vous à quelqu’un ne sert à rien. Soyons relativistes, on verra demain….De toute façon, Annamalai ne répond toujours pas au téléphone, on se demande s’il a travaillé aujourd’hui…
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