mercredi 9 juillet 2008

08/07/08

Lever 9h. On prend bien notre temps. Cela ne sert à rien d’arriver trop tôt à la factory puisqu’ Annamalai ne sera pas là. On part pour Erumapalayam, lieu de production des briques, vers 10h30. Pas d’attente pour les bus, nickel, les deux s’enchaînent. On arrive à 11h30. Cette fois-ci, il est présent. Cool. Nous lui demandons pourquoi hier son téléphone était coupé et pourquoi il ne nous a pas téléphoner comme nous lui avions demandé par le mot laissé à l’entreprise. Réponse de l’intéressé. Il a vu le papier, mais a oublié ensuite : trop de choses à faire paraît-il. Pourquoi son téléphone était coupé : il l’a éteint lorsqu’il était à la banque et a oublié de le rallumer. Il s’en est rendu compte qu’à 10h30 ce matin… Ca fait beaucoup d’oublis tout ça. Mais bon passons, de toute façon, c’est fait…c’est fait.
A la factory, un ingénieur et son assistant sont en train de tester la cellule de traitement thermique. Cela n’a rien à voir avec la fabrication des briques, c’est une autre activité. Ils nous présentent le système. Nous le connaissons déjà, nous l’avons vu des dizaines de fois en cours. C’est du traitement thermique basique. Vous plongez un composant dans un bain à 560°C chargé de carbone, vous le laissez un certain temps et ensuite vous faites un refroidissement rapide. Vous obtenez en surface un composant très dur (le carbone s’est inséré en surface), d’où amélioration des caractéristiques. Intéressant quand même à voir en mode artisanal.



On essaye de leur expliquer d’autres méthodes et d’autres notions sur le sujet. Mais rien à faire. Ils savent que c’est comme ça, un point c’est tout. Ne leur parler pas de paramètres de chauffe, ou de refroidissement, ce n’est pas la peine, on est déjà à des années lumières pour eux. L’important, c’est que le client indien soit content, avec ça, il est content, tant mieux, même si on pourrait améliorer considérablement le process. Ce n’est pas de notre ressort.

Philip, l’assistant, est trop sympa et on rigole bien avec lui. Il nous ramène des sucreries. Ce sont des perles de noix de coco grillées mélangées à des fruits confits. Délicieux mais super sucré et consistant. Nous aurons encore fait une découverte culinaire en venant à la factory !!!

Les deux hommes doivent repartir dans la journée pour Madras et Annamalai doit retourner à la maison pour des papiers. Demi-tour, on reprend le bus tous ensemble (2 heures au total à la factory !!!). En Inde, il faut aimer se balader, c’est primordial.

On arrive à Old Bus Stand et ils nous proposent de manger avec eux. OK, No Problem. Ils nous emmènent dans un restaurant 100% végétarien et nous commande deux Vegetable Biryani, une sorte de riz pilaf avec des légumes, le tout épicé avec des oignons et épices. Ils nous font goûté aussi le Tomato Biryani, la même chose, riz pilaf avec seulement sauce tomate. Super bon. Ils hallucinent sur la quantité de nourriture que nous mangeons. Annamalai leur avait dit de commander un plat pour deux. Et oui, ils mangent beaucoup les indiens et ne comprennent pas qu’on soit calé assez vite. Ils nous demandent plusieurs fois : An other plate ? No, No, it’s Okay… Are You sure ? Ils pensent qu’on ne mange pas trop pour que cela ne leur coûte pas trop cher, mais on est juste rassasié.


En dessert, ils nous font goûter du riz au lait. Moi qui adore ça !!! Sauf que là, c’est avec du lait de bufflonne, et ça un goût super prononcé, j’en prends deux cuillères et je leur dit poliment que je n’aime pas ça. Ils le prennent bien, ils voulaient seulement nous faire goûter et les indiens ne vous forcent pas à manger. En sortant, ils nous payent d’autres sucreries. L’une ressemble à du chocolat blanc, c’est du lait de bufflonne sucré. Et là c’est super bon mais encore super sucré. L’autre sucrerie est ressemblait à des boules de pâte d’amande au miel. Bon mais sucré de chez sucré. Leurs pâtisseries tiennent bien au corps. Pour atténuer ce goût sucré, ils mangent après des sortes des vermicelles au goût de chips non salées. En souvenir, ils nous achètent des petits échantillons. Ils sont vraiment super sympa. On ne leur avait rien demandé, ils sont d’une bonté extraordinaire. Ils adorent vous faire découvrir leur culture. Ils étaient prêts à nous faire goûter plein d’autres trucs. C’est déjà énorme ce qu’ils font pour nous. On est un peu gênés de tant d’attention, et on ne s’est jamais trop comment les remercier.

Il est alors 14h30, on retourne à la maison pour les papiers d’Annamalai. Et puis re bus. On va à Old Bus Stand et direction un nouvel Internet Coffee. Toujours pas de nouvelles. On décide alors de planifier au plus vite la visite de l’entreprise de textile et notre retour sur Chennai. Le temps passe vite et Gopal va surement finir par s’impatienter si le projet n’avance pas.

Aucun commentaire: