mardi 15 juillet 2008

11/07/08

Lever 6h. On prend beaucoup de marge pour aujourd’hui, pour être sûr de ne pas louper le car. On arrive finalement à New Bus Stand à 7h15 pour un départ à 9h. Ca nous laisse pas mal de temps. En fait, on a eu de la chance, à peine on attendait un Share-Auto qu’un arriva. Donc zéro temps d’attente et New Bus Stand en 20 minutes.

Que faire pendant deux heures. Duchesse choisit de ne pas se réveiller et continue sa nuit sur un banc. Moi, je trouve une toute autre occupation, je prends en photos les bus les plus originaux. On doit me prendre pour un dingue à slalomer entre les bus. Je vais, je reviens, mais je suis comme un gosse devant ces décorations délirantes. Les chauffeurs sont amusés aussi et me demande de les prendre avec les engins. Ils en sont très fiers. De toute façon, je suis fan des bus indiens et je le revendique même si ça peut paraître con. J’en ferais un article spécifique bientôt car c’est vraiment quelque chose de spécial. Je vous les ferais découvrir.

Notre bus arrive finalement. Il est tout jaune, tout simple…Dommage. A l’intérieur, la moitié des places sont vides. Ca doit être pour ça qu’on paye deux fois plus cher que le train. Mais le confort y est aussi meilleur. On a beaucoup plus de place pour les jambes et les sièges sont plus moelleux. On peut facilement s’endormir. D’ailleurs Duchesse n’a pas perdu de temps pour le constater. Même la musique indienne à fond n’y change rien. Viennent après les traditionnels films en tamoul. Le premier, un genre de Fast and Furious à l’indienne avec son lot de cascades et de scènes de baston plus réalistes que jamais. C’est trop marrant, j’en ramènerais des DVD car ça vaut le détour. Après un vieux film tout pourri et enfin le Monde de Narnia 2 en anglais. Pas mal.

Ce qu’il faut savoir aussi sur les bus en Inde, vu qu’il y a beaucoup de compagnies de transports, donc de concurrence, les drivers font la course. Et tous les coups sont permis. Ca double à gauche à droite, ça pile, ça colle, ça déboute de partout. Les motos et les vélos sont souvent relégués sur les bernes en terre, car ceci se passe dans les deux sens. Quelques frayeurs au rendez-vous, mais on sent qu’ils maîtrisent quand même très bien.

Au niveau du paysage, pas grand-chose de nouveau, ce sont des grandes lignes droites avec quelques montagnes et des zones désertiques avec juste des palmiers à l’infini. Un peu déçu mais bon, quand on voyage dans les terres, on ne peut pas s’attendre à mieux. Au final, on aura mis plus de huit heures pour faire 340 kms, ça vous fait une belle moyenne tout ça. Faut dire qu’ils s’arrêtent souvent, genre 6 ou 7 fois sur l’ensemble du parcours. On a aussi droit à une pause déjeuner de 30 minutes. Là, des mendiants montent dans les bus pour récolter quelques roupies. Les pauvres gosses, avec leurs visages plein de pitié. Ca fait mal au cœur de voir ça mais leur donner de l’argent ne leur servirait à rien vu qu’il sera récolté directement par un adulte dès sa sortie du bus.

On arrive finalement à Chennai. On prend le bus que Gopal nous a indiqué. Coup de bol, le 29 K est là, on dirait qu’il nous attend. Une heure dans les bouchons, décidément aujourd’hui, le bus on s’en bouffe…On descend à Mandalevi, le quartier où réside Gopal, cherchons un peu vu que nous n’avons pas trop de repères, et retrouvons finalement la maison après deux demandes de renseignements.

Ouf, on est enfin arrivés. Une bonne douche pour commencer, ça fait un bien fou car on était en sueur. On a l’impression qu’il fait encore plus chaud qu’à Salem. On contacte Manu qui n’arrivera finalement que dans une heure et demie. En attendant, on va voir Gopal pour lui parler de notre projet. Il n’a pas l’air d’être dans son assiette ou de s’en foutre totalement. Je suis en peu dégoûté car on avait des questions à lui poser et on voulait savoir si pour l’instant, il le sentait bien. Ok, pas de réponses. On n’en aura pas plus pour l’instant, tant pis.

Manu arrive bien crevé de sa journée. On se gobe deux paquets de Lay’s avant d’aller manger. Manu est une grosse bouffe. Il mange pour trois. Duchesse et moi, on est vite callés avec des Idlis, des petites madeleines de farine de riz que l’on trempe dans de la sauce Samba. Manu enchaîne avec trois portions de riz. Sharda constate que seul Manu mange beaucoup, lui qui lui réclame toujours plus à manger. Ce soir, il était limite caler…Juste un mot de Gopal en une heure : Good Night !!! Manu nous avait prévenu qu’il avait changé.

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