lundi 28 juillet 2008

28/07/08

Très peu d’heures de sommeil au compteur, nous nous levons vers 8h30. Ayant toujours des problèmes de Diarrhée, je prends finalement plus de médicaments, on verra si le Smecta, ce médicament qui ressemble plus à du plâtre qu’à autre chose fera un meilleur effet. Le temps de prendre une douche, de déjeuner et c’est parti. Nous partons vers 9h30 de la maison pour notre rendez-vous avec le manager de l’usine de textile à 10h30.


Arrivés pile poil à l’heure convenue, le manager n’est pas là, ce n’est pas bon signe. Il arrive après quelques minutes d’attente. Il a l’air soucieux et avant de nous lâcher un premier mot, passe 5 coups de fils et plusieurs personnes viennent successivement dans son bureau. Nous arrivons à comprendre qu’il a un problème avec ces machines dues à des pièces qui sont usées. Après une vingtaine de minutes, c’est à nous, il nous dit qu’il veut bien nous aider en nous donnant des échantillons de ses eaux colorées de teinture. Nous comprenons naturellement que vu son occupation aujourd’hui, il n’aura pas plus de temps à nous consacrer. Il rappelle finalement Annamalai, car il nous pose des questions sur le papier que l’on lui a donné, mais le problème, c’est qu’Annamalai n’a rien compris (tiens bizarre) et on ne pouvait pas l’aider non plus, car c’était écrit en tamoul. Il doit penser qu’il est le chef de projet ou le big boss de la boîte, mais c’est juste un commanditaire de Gopal, qui en sait encore moins que nous !!! Il est alors conclu de se revoir demain pour refinaliser tout ça ensemble, avec cette fois Annamalai en notre compagnie. Il espère qu’il sera moins occupé. Et nous aussi. Nous laissons nos bouteilles pour qu’il puisse les remplir et nous déguerpissons au plus vite pour ne pas l’importuner plus longtemps. Il aura été encore super attentionné avec nous.


Nous filons à la notre factory pour retrouver notre Annamalai préféré. La production n’est pas en cours, les ouvriers ne font vraiment pas grand-chose, ils remettent en ordre ça et là. Nous lui demandons le pourquoi de cette situation, et nous répond sans aucun souci, qu’il n’y a plus de ciment. La livraison n’est prévu que demain. Ce n’est pas la première fois qu’il nous la fait celle-ci. Nous hallucinons à chaque fois qu’il n’y ait pas une simple gestion des stocks. Avec 5 matières premières et toujours la même production, cela ne devrait pas être trop dur à gérer. Si nous avons fini le projet à temps, j’essayerai de lui expliquer la tenue de stocks avec un simple tableau double-entrées. Il est quand même inadmissible d’arrêter une production pour absence de matière première. Ah l’Inde, c’est quand même quelque chose. Et lui qui me parlait l’autre jour de limitation des frais de personnel, bien joué, aujourd’hui, 6 personnes sont payées pour rien, bravo la rentabilité. Mais cela ne le gène pas plus que cela apparemment. Il en sourit même.


Nous lui demandons ensuite ce que lui a vraiment compris avec le manager au téléphone. Ouf, cela correspond bien à ce que le manager nous dit. Le problème, car il y a toujours un problème avec lui, c’est qu’il ne peut pas y aller avec nous et récupérer avec nous les échantillons gratuits sans la permission de Gopal. Il nous dit que cela peut être payant et qu’il doit savoir combien il peut dépenser, que cela va lui prendre du temps, et que normalement il doit rester à la factory. Annamalai, c’est qu’une question d’une heure et c’est gratuit. S’il y a un problème pendant ce temps à la factory, Rajkoo l’appellera sur son portable. En plus, on sera loin…200 mètres. Oui, mais quand même, nous répond-t-il.


Nous appelons finalement Gopal pour qu’Annamalai entende exactement les mêmes choses que celles qui viennent d’être énumérées. Maintenant c’est bon, OUF... C’est Ok pour demain 10h30. C’est vraiment énervant de l’avoir à chaque fois nous demander la permission du boss. Comme Gopal ne lui laisse aucune responsabilité, la moindre petite chose demande un protocole d’autorisation d’autorisation. C’est assez affligeant à voir, mais nous comprenons aussi sa situation. Mais quel temps perdu et quelle lenteur pour l’avancée du projet.


Il est midi. Nous décidons de repartir de la factory. Dans un sens, mais seulement pour nous rassurés un peu, heureusement que nous n’avons pas eu les échantillons aujourd’hui, car nous n’aurions pu rien faire comme tests. Et là, je ne sais pas comment cela se serait passé avec Annamalai. Avec notre fatigue de la veille et l’énervement ambiant, je pense qu’il y aurait eu du dégât. Nous filons à l’Internet Coffee. Notre habituel endroit est fermé, bizarre, c’est la première fois. Je rencontre sur le parcours du retour un indien qui a travaillé avec Benjamin l’année dernière. Il est pressé car il est en business avec un Sikh mais me promet de venir nous voir à la factory dans les prochains jours. Affaire à suivre.


Direction Old Bus Stand. Nous checkons nos mails. Pas de nouvelles particulières et pas de réponse de Fabricom, le patron des briques colorées de Chennai. On est tellement nazes qu’on rentre directement à la maison.


Arrivés à la maison vers 15h, c’est direction illico presto le lit pour rattraper le retard de sommeil. Une grosse sieste ne suffira pas malheureusement. La journée aura en fin de compte jouée en notre faveur.

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