Aujourd’hui, cela va vraiment mieux. Je suis bien décidé à bouger un peu. De toute façon, il va bien falloir car j’ai un billet de train à acheter. En plus, Maniq’s et Duchesse m’ont appelé pour que j’aille leur réserver tous les tickets de train pour la fin de leur Road Trip. Je comptais donc aller à Chennai Central mais Sharda me conseille plutôt d’aller à Mylapore Station. C’est tout près d’ici, et cela va me faire économiser un aller-retour en RickShaw. J’y vais donc à pied, je découvre de nouvelles rues et des endroits vraiment très pauvres, de vrais bidonvilles.
Il fait une chaleur étouffante et j’arrive en sueur. Le problème, c’est à l’intérieur, c’est un frigo. La climatisation à fond et les ventilateurs qui tournent à pleine vitesse. Sympa le chaud et froid, surtout pour mon ventre. Je remplis donc en vitesse les papiers de réservation. Cela me refera au total 5 billets. Je commence la queue, qui est loin d’être petite. Mais bonne surprise, ici ça avance assez vite. J’arrive au comptoir, première mauvaise nouvelle, le guichetier ne peut faire que deux réservations à la fois. Je devrais donc faire logiquement deux fois la queue. Je m’arrange avec lui pour qu’il me fasse sauter un tour, il est assez compréhensif… Tout se passe bien, moi, je suis en Waiting List position 34 pour Bangalore, cela devrait passer je pense. Pour les autres, ils ont plus ou moins de chance. Pour certains trajets, ils ont obtenus les places directement, mais pour d’autres, c’est beaucoup plus laborieux, surtout leur Goa-Bombay ou ils sont 266 sur Waiting List et c’est leur trajet le plus important car c’est celui qui les emmènent à l’aéroport pour le retour en France. Assez délicat à négocier.
Dans l’après-midi, je ne fais pas grand-chose, je refais une sieste. Je parle à Sharda de mes projets d’achats avant de partir. Rajaweri va m’accompagner ce soir pour aller faire les magasins et ne pas me faire avoir au niveau des prix et de la qualité.
N’ayant rien à faire jusqu’à 17h, je demande à Sharda si elle connaît un bon coiffeur à Mandaveli. C’est une expérience que je voulais tenter avant de partir. Elle me conseille d’aller là où va se faire couper Gopal. Raja m’emmène ensuite en mobylette chez ce soi-disant coiffeur. Et là, je tombe vraiment sur ce que je voulais. C’est le genre exact du coiffeur typique en Inde. Son salon, c’est un petit cabanon de 3m² sur le trottoir. Le coiffeur m’accueille et me prie de me mettre sur le fauteuil. Mais quel fauteuil, il est entièrement en bois avec repose bien et repose tête. La classe… Il commence à me couper avec ses gros ciseaux vieillis et son petit peigne. Un grand moment de bonheur, cela peut paraître con, mais l’endroit a tellement de charme que vous êtes obligés de passer un bon moment. Ca change des salons français en tout cas. Le coiffeur, une personne assez âgée, a un certain doigté, et me coupe pas trop mal. Ce n’est pas parfait, mais le résultat m’importe peu. Il me finit au rasoir et je sors trente minutes plus tard. Il me demande 30 Roupies mais je lui donne 50, j’ai que ça sur moi. J’aurais vécu un truc typique et couper mes cheveux pour moins d’un euro, le pied !!
Rajaweri a du retard, comme d’habitude, je suis en Inde, donc cela ne me choque même plus. Nous partons finalement vers 18h. Nous allons en première dans un bijouterie. Je compte acheter une parure en argent à ma chérie. J’arrive dans un magnifique magasin, avec plein d’or et d’argent partout. Le rez-de-chaussée est réservée à la vaisselle et le premier étage au bijou. Le problème est plus dans le choix, car en Inde, tout est une question de grosseur. Il ne faut pas spécialement que cela soit beau mais surtout voyant. Il faut montrer que vous avez de l’argent. Moi, je recherche des bijoux discrets et pas mastoques. Finalement, j’arrive à trouver quelque chose de sympa, une parure avec collier et boucles d’oreilles, certifié 100% argent. Un bon début.
La suite se révèlera moins prolifique. Je voulais des souvenirs concernant les dieux, mais je n’arrive pas à trouver ce que je veux. J’aurais dû les acheter à Salem, je suis un peu dégouté. Je trouve de pales imitations ici, beaucoup moins belles, et vendues trois fois le prix. Nous allons ensuite dans un magasin pour acheter un Sari. Je ne peux pas rentrer en France sans cela, c’est l’habit traditionnel des femmes indiennes. Mais je fais une énorme bourde lorsque je dis le prix que je suis prêt à mettre. J’étais beaucoup trop haut dans la gamme et le vendeur me sort des saris en pure soie et tissages d’or. Non, merci, c’est juste pour montrer à ma famille. Comme les prix ne sont pas fixes, nous quittons les lieux. Maintenant qu’il sait que j’ai de l’argent, les bonnes affaires s’envolent. Mais bon, j’aurais dû demander à Rajaweri le prix moyen d’un sari porté au quotidien.
Nous décidons de rentrer, je n’ai donc qu’un seul article, je ferais le reste demain, c’et mon dernier jour. Et puis, sans être méchant, tout seul, je vais aller beaucoup plus vite. Car avec Rajaweri ? c’est à chaque fois une discussion de 5-10 minutes pour rien dans chaque échoppe. Demain, donc, grosse journée Shopping.