vendredi 5 septembre 2008

Conclusion

J’aurais vraiment passé dix semaines extraordinaires en Inde. Je suis passé par des moments difficiles, surtout dans les dernières semaines, mais quelle aventure au final. Mon stage ne m’aura rien appris techniquement, c’est vrai, mais j’aurais pris du recul sur beaucoup de choses, voir parfois la vie plus simplement, et m’aura apporté une autre vison. Le fait d’avoir vécu à la fois à la campagne te un peu en ville m’aura permis aussi de cerner toutes les différentes facettes de ce pays. Je n’en garderai que des bons souvenirs. J’ai rencontré des gens merveilleux, qu’ils soient riches ou pauvres, jeunes ou vieux. Les indiens sont vraiment accueillants et d’une gentillesse particulière. Leur mode de vie est complètement différent du notre, mais il est très riche humainement.
Je conseille donc à tous ceux qui le peuvent d’aller découvrir ce pays d’une richesse incroyable au niveau culture, paysages. Allez mangez et sentir ces saveurs si particulières et vivez vraiment cette expérience comme un dépaysement total. Profitez-en pour visiter les innombrables temples et autres splendeurs de l’Inde et revenez avec pleins de souvenirs en tête des couleurs chaudes et vives et de ces rues toutes les plus bondées les unes que les autres. On dit souvent que l’Inde est un pays spécial, qu’il faut y aller pour ressentir réellement cette atmosphère si particulière. Je crois que cela est vraiment vrai. C’est pourquoi, je compte y retourner bientôt pour faire partager tout ça à d’autres personnes…

jeudi 4 septembre 2008

03/08/09

Journée du départ, tout est prêt. Duchesse arrive vers 11h30 et nous réglons ensemble les derniers remboursements de frais. Je suis allé voir Gopal pour le remercier pour cette extraordinaire expérience. Lui était occupé devant son ordinateur et je voyais bien que ma compagnie le gênait un peu, voire plus. Il lui ai quand même demandé comment il avait trouvé mon stage. Il m’a juste répondu « Good » puisque j’avais réalisé pas mal de fichiers avec un maximum de données. Il m’a souhaité bon courage pour la suite et n’a pas hésité à me dire que si d’autres étudiants voulaient venir l’année prochaine, ce sera avec plaisir. Donc au final, nous n’avons pas dû faire un si mauvais travail que ça… Un dernier « au revoir » à Sharda et je descends mes affaires.

Vers 12h30, je pars donc avec Raja en 4x4 pour la gare, c’est assez bizarre cette impression, une certaine mélancolie mélangée à un soulagement. J’écoute la musique et je regarde partout toute cette agitation dans les rues. J’arrive à la gare et je vais au comptoir pour savoir si j’ai réellement une place ou non. Bonne nouvelle, j’en ai bien une, je n’aurais donc pas à me soucier du contrôleur. Cela fait un petit stress en moins. Mon train arrive vers 14h et le trajet va durer près de huit heures. Dans le train, je discute avec quelques indiens et j’admire le paysage. Je sais que je ne le verrais plus pendant longtemps.

Arrivé à Bangalore vers 21h30, il fait bien nuit et les chauffeurs de RickShaw m’attendent de pied ferme. J’avais demandé dans le train le tarif pour aller de la gare à l’aéroport. Ce devait être autour de 150 Rps. Le problème, c’est que les chauffeurs m’indiquent des prix exorbitants et je les renvoie sèchement balader. L’un, un peu plus coriace que les autres, m’indiquent que le nouvel aéroport international de Bangalore, se trouve à plus de quarante kilomètres d’ici, à plus d’une heure en voiture. Ah oui, heureusement que j’ai du temps, car j’aurais pu me retrouver dans une situation difficile. De plus, les RickShaw n’ont pas accès à l’aéroport, seuls les taxis peuvent y aller. Je devrais donc payer 1000 Rps pour cette dernière course en Inde. Ce n’était pas prévu, je n’ai plus que 300 Rps. Je dois donc trouver un distributeur en vitesse, et la galère recommence. Je mets plus de 20 minutes à retirer mon argent car beaucoup d’entre eux n’acceptent pas les cartes européennes.

Je vais donc mon petit tour de taxi, je ne comprends pas pourquoi ils l’ont fait aussi loin cet aéroport, ce n’est vraiment pas pratique. J’arrive donc là-bas, dans un aéroport tout neuf, vraiment très beau et accueillant. Je change de vêtements pour me remettre en mode français, et surtout avec des vêtements plus chauds. Ma valise devrait maintenant peser moins de 20 kilos. Je m’offre un dernier SubWay en attendant le début des enregistrements. Je passe ensuite sans encombre tous les vérifications des douanes et il me reste ainsi 1h30 avant le décollage de mon avion. J’en profite donc pour faire mes emplettes au Duty Free et je m’offre des bonnes bouteilles de whiskey et aussi du parfum.

J’attends ensuite une bonne demi-heure. Je monte dans l’avion. Le vol durera 9h50. Ce vol passe très vite au final. J’arrive à dormir un peu car ma journée a été épuisante, et je regarde des films. Le service est toujours aussi agréable et soigné. J’arrive à Paris vers 9h. Mauvaise nouvelle, il fait froid et le temps est très nuageux et gris, il va bientôt pleuvoir. Cela me met directement en situation. Je retrouve mon beau pays. Je suis un peu déphasé mais pas tant que ça. On ne perd pas si vite ses habitudes. Je récupère mes valises en vitesse et je file prendre un RER pour aller à l’appartement de Pauline. Je redécouvre Paris et sa banlieue avec pas mal de plaisir. Tout est vraiment différent ici. Une petite heure et je touche au but. Je suis à la maison et mon voyage en Inde s’arrête ici…

mardi 2 septembre 2008

02/09/08

Lever 8h avec la patate et près à en découdre. Je prends en premier un RickShaw pour aller au CityCenter, le grand centre commercial de la ville. Je vais acheter plein de vêtements, je refais ma garde de robe. Mais je pense aussi aux autres, les prix sont attractifs ici, donc je vais aussi faire plaisir. Je commence par aller aux parfums. Première mauvaise surprise, c’est aussi cher qu’en France voir e plus cher, je n’en ramènerai donc pas. Je file chez Adidas pour acheter un Polo à mon beau-frère. Pas mal du tout. Je continue ensuite et va au Levi’s Store. Pauline m’a envoyé les références des jean’s qu’elle voulait. Ils ne l’ont pas, ça sent le roussi. Pour ma part, j’achète deux T-shirts et une chemise. Le compte en banque commence à descendre, mais bon je me fais plaisir.

Il est déjà 11h et une petite faim se fait sentir. Je file au dernier étage du CityCenter et je me paye un Subway. Quel bonheur de manger un peu de chez nous, ce n’est pas encore tout à fait ça, mais quand cela fait presqu’une semaine que vous ne mangez que du pain de mie et du riz, c’est un vrai délice, avec un petit cookie en dessert, c’est le pied. C’est vrai que c’est exorbitant pour l’Inde, 200 Rps, à ce prix, j’aurais pu manger dans un bon restaurant mais qu’importe.
Je retourne à la maison déposer tous mes sacs. Je me pose un peu. J’ai bien couru toute la matinée. Une heure plus tard, je pars, cette fois-ci, direction le Spencer Plaza, l’autre grand centre commercial de Chennai. Je reprend encore le même RickShaw. C’est un mec cool et en plus pas trop cher. Je commence donc par le Levi’s Store, je veux absolument trouver le jean’s pour ma copine. Là encore, c’est mort, trop dégouté, ils ont d’autres modèles, mais je ne vais pas prendre le risque d’acheter un vêtement sans qu’elle l’ait essayé. Mais moi, j’en profite un maximum, je me rachète encore deux jean’s et un petit polo. Au moment de passer à la caisse, je n’ai plus assez sur moi. Un vendeur m’emmène donc vers un distributeur, mais ma carte MasterCard ne marche que dans les grandes banques. Premier échec chez State Bank. Nous allons donc chez HSBC, comme par hasard, out of order. Nous allons donc finalement à CitiBank. Ouf ça marche. Mais j’aurais fait deux fois le tour du centre. Il y a ensuite une grosse coupure d’électricité et seuls les magasins de très grand luxe ont des générateurs. J’attends donc une heure et demie, mais rien ne revient. Il est djà 16h30 et je dois encore acheter pleins de choses. Je reprends un RickShaw en vitesse pour redéposer une nouvelle fois mes achats. Il ne faut pas trop se balader avec des sacs estampillés avec des marques…

Pour la fin de la journée, je vais aller à pied vers le Shiva Temple. Je déambule dans les rues et je trouve un superbe magasin de Sari. Le vendeur est très serviable et souriant. Il me montre les différents modèles selon le prix que je lui ai indiqué. Ils sont entièrement en coton et sont un peu décoré, il y en a vraiment des sublimes... Mon choix est fait, ce sera la pourpre, j’adore cette couleur. J’en profite aussi pour m’acheter un autre Dhoti, car celui que j’avais acheté était pur synthétique. Un vrai en Coton, c’est génial.

Je continue et trouve un petit marchand des souvenirs. J’achète deux trois babioles et aussi un drapeau de l’inde. Je continue toujours et je vais dans un petit magasin de fournitures de sport. Je voudrais ramener une balle de cricket, le sport national indien. En plus, elles sont magnifiques, entièrement cousues à la main. Je parle avec le vendeur pendant dix minutes. C’est un passionné et ça se voit et il et très intéressant. Nous parlons des dernières news concernant l’équipe nationale, qui a gagné les Series face au Sri Lanka. Il m’explique les différences de prix, car cela va du premier prix à 5 fois plus cher. Les balles de compétition sont en fait mieux calibrées et ont moins de défauts. Une belle rencontre. Je finis par un petit vendeur ambulant de bracelets, il me reste 20 Rps dans les poches, je vais lui faire plaisir et en plus, ils sont sympa ces bijoux en plastique.

Je rentre donc à la maison dans la nuit totale, je loupe une rue et je dois faire demi-tour. Je suis exténué, mais cette journée aura été fabuleuse. J’aurais acheté tout ce que j’avais voulu, ou presque. Je prépare ma valise, elle doit faire moins de 20 kilos, et c’est pas gagné, même en enlevant toutes les vêtements que je vais laisser ici, car ils sont tous tâchés et immettables en France.

01/09/08

Aujourd’hui, cela va vraiment mieux. Je suis bien décidé à bouger un peu. De toute façon, il va bien falloir car j’ai un billet de train à acheter. En plus, Maniq’s et Duchesse m’ont appelé pour que j’aille leur réserver tous les tickets de train pour la fin de leur Road Trip. Je comptais donc aller à Chennai Central mais Sharda me conseille plutôt d’aller à Mylapore Station. C’est tout près d’ici, et cela va me faire économiser un aller-retour en RickShaw. J’y vais donc à pied, je découvre de nouvelles rues et des endroits vraiment très pauvres, de vrais bidonvilles.

Il fait une chaleur étouffante et j’arrive en sueur. Le problème, c’est à l’intérieur, c’est un frigo. La climatisation à fond et les ventilateurs qui tournent à pleine vitesse. Sympa le chaud et froid, surtout pour mon ventre. Je remplis donc en vitesse les papiers de réservation. Cela me refera au total 5 billets. Je commence la queue, qui est loin d’être petite. Mais bonne surprise, ici ça avance assez vite. J’arrive au comptoir, première mauvaise nouvelle, le guichetier ne peut faire que deux réservations à la fois. Je devrais donc faire logiquement deux fois la queue. Je m’arrange avec lui pour qu’il me fasse sauter un tour, il est assez compréhensif… Tout se passe bien, moi, je suis en Waiting List position 34 pour Bangalore, cela devrait passer je pense. Pour les autres, ils ont plus ou moins de chance. Pour certains trajets, ils ont obtenus les places directement, mais pour d’autres, c’est beaucoup plus laborieux, surtout leur Goa-Bombay ou ils sont 266 sur Waiting List et c’est leur trajet le plus important car c’est celui qui les emmènent à l’aéroport pour le retour en France. Assez délicat à négocier.

Dans l’après-midi, je ne fais pas grand-chose, je refais une sieste. Je parle à Sharda de mes projets d’achats avant de partir. Rajaweri va m’accompagner ce soir pour aller faire les magasins et ne pas me faire avoir au niveau des prix et de la qualité.

N’ayant rien à faire jusqu’à 17h, je demande à Sharda si elle connaît un bon coiffeur à Mandaveli. C’est une expérience que je voulais tenter avant de partir. Elle me conseille d’aller là où va se faire couper Gopal. Raja m’emmène ensuite en mobylette chez ce soi-disant coiffeur. Et là, je tombe vraiment sur ce que je voulais. C’est le genre exact du coiffeur typique en Inde. Son salon, c’est un petit cabanon de 3m² sur le trottoir. Le coiffeur m’accueille et me prie de me mettre sur le fauteuil. Mais quel fauteuil, il est entièrement en bois avec repose bien et repose tête. La classe… Il commence à me couper avec ses gros ciseaux vieillis et son petit peigne. Un grand moment de bonheur, cela peut paraître con, mais l’endroit a tellement de charme que vous êtes obligés de passer un bon moment. Ca change des salons français en tout cas. Le coiffeur, une personne assez âgée, a un certain doigté, et me coupe pas trop mal. Ce n’est pas parfait, mais le résultat m’importe peu. Il me finit au rasoir et je sors trente minutes plus tard. Il me demande 30 Roupies mais je lui donne 50, j’ai que ça sur moi. J’aurais vécu un truc typique et couper mes cheveux pour moins d’un euro, le pied !!

Rajaweri a du retard, comme d’habitude, je suis en Inde, donc cela ne me choque même plus. Nous partons finalement vers 18h. Nous allons en première dans un bijouterie. Je compte acheter une parure en argent à ma chérie. J’arrive dans un magnifique magasin, avec plein d’or et d’argent partout. Le rez-de-chaussée est réservée à la vaisselle et le premier étage au bijou. Le problème est plus dans le choix, car en Inde, tout est une question de grosseur. Il ne faut pas spécialement que cela soit beau mais surtout voyant. Il faut montrer que vous avez de l’argent. Moi, je recherche des bijoux discrets et pas mastoques. Finalement, j’arrive à trouver quelque chose de sympa, une parure avec collier et boucles d’oreilles, certifié 100% argent. Un bon début.

La suite se révèlera moins prolifique. Je voulais des souvenirs concernant les dieux, mais je n’arrive pas à trouver ce que je veux. J’aurais dû les acheter à Salem, je suis un peu dégouté. Je trouve de pales imitations ici, beaucoup moins belles, et vendues trois fois le prix. Nous allons ensuite dans un magasin pour acheter un Sari. Je ne peux pas rentrer en France sans cela, c’est l’habit traditionnel des femmes indiennes. Mais je fais une énorme bourde lorsque je dis le prix que je suis prêt à mettre. J’étais beaucoup trop haut dans la gamme et le vendeur me sort des saris en pure soie et tissages d’or. Non, merci, c’est juste pour montrer à ma famille. Comme les prix ne sont pas fixes, nous quittons les lieux. Maintenant qu’il sait que j’ai de l’argent, les bonnes affaires s’envolent. Mais bon, j’aurais dû demander à Rajaweri le prix moyen d’un sari porté au quotidien.

Nous décidons de rentrer, je n’ai donc qu’un seul article, je ferais le reste demain, c’et mon dernier jour. Et puis, sans être méchant, tout seul, je vais aller beaucoup plus vite. Car avec Rajaweri ? c’est à chaque fois une discussion de 5-10 minutes pour rien dans chaque échoppe. Demain, donc, grosse journée Shopping.